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d-mortet.jpgDans le début des années 1990, un jeune vigneron se fit remarquer par des vins extrêmement concentrés, puissants, pour tout dire uniques en Bourgogne. Qui croyez vous qui le remarqua ? Bob bien sur. Pourtant, ce jeune vigneron idéaliste allait d’année en année, comprendre l’importance de l’obtention d’une finesse, caractéristique des Bourgognes, et tout changer pour aller vers cet objectif idéaliste de produire parmi les plus grandes bouteilles jamais faites dans cette région. Malheureusement, il décidait de nous quitter le 30 janvier 2006.  Rendons lui hommage..
Denis---Laurence-Mortet.jpg
C’est un soir au début des années 90 que Denis Mortet rentra d’une dégustation estomaqué de la qualité des vins du domaine Leroy (propriété de Lalou Bize Leroy, coadministratrice du domaine de la Romanée Conti) comparativement à ce que son père et lui produisaient. C’est ce jour là qu’il a décidé de tout faire pour parvenir à ce niveau. Il y a eu plusieurs étapes, dont la première a été de parvenir mortetnw.jpgà des raisins parfaits. Le problème suivant fut que des raisins extrêmement riches ne donnent pas forcément des vins élégants comme le sont les bourgognes rouges. Cela a même tendance à fournir des vins lourds. Il a alors appris à améliorer la vinification enp-denismortet.jpg extrayant moins des raisins déjà très riches. Il a aussi appris à connaître ses terroirs pour en donner un reflet du sous sol. Enfin, il a fait de nombreux essais de barriques pour améliorer la qualité de l’élevage, tout en utilisant pour seul contenant pour tous ses vins, du bourgogne au Chambertin, que la barrique neuve de haute qualité.
Denis était d’une extrême exigence avec lui-même, s’occupant comme dans un jardin individuellement de chaque pied de vigne.. Il se remémora les méthodes de viticulture que ses grands parents utilisaient pour obtenir les plus beaux fruits des arbres fruitiers et les appliqua à ses vignes. Les rendements furent donc jugulés au niveau
de chaque pied de vigne. Logiquement, il a isolé chacun de ses terroirs qu'il soit indifféremment premier ou climat de villages. Il avait
finalement décidé en 2004, à l'instar d'Olivier Jullien, de les réassembler, après les avoir bien compris. Nous gouterons un village issu du mélange des parcelles puis une des parcelles isolée suivi d'un des meilleurs crus de gevrey, le Lavaux Saint Jacques. Enfin, nous gouterons le Clos Vougeot dans le millésime somptueux (1999) et le Chambertin dans un millésime difficile 1994, qui sera un étalon pour reconnaitre le talent de ce grand vigneron.

Gevrey Chambertin 1996 : beau vin avec un joli équilibre manquant un peu de longueur, mais fin.

Gevrey en motrot 1999 : le qualibre au dessus avec beaucoup de parfums, élégance et finesse. Grande rondeur, belles longueur et persistance.

Gevrey 1er cru lavaux saint jacques 2001 : le qualibre encore au dessus d'une immense longueur, avec une droiture équilibrée. Finesse et grand calibre réunis, un tour de force. L'élevage est encore présent mais l'avenir est radieux.

Clos Vougeot 1999 : ça c'est de la longueur. Concentration maximale, finesse et encore plus gros calibre. Clos Vougeot terrien et magnifique. inoxydable.

Chambertin 1994 : malheureusement monothématique. Grande longueur mais d'un bloc. Dépassé mais a du être fantastique. Dommage.

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