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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 12:37
Chai ultramoderne de Bel Air Marquis d'Aligre  copyright Jacques Perrin

Chai ultramoderne de Bel Air Marquis d'Aligre copyright Jacques Perrin

Le chateau dernier cri Bel Air Marquis d'Aligre Copyright Jacques Perrin
Le chateau dernier cri Bel Air Marquis d'Aligre Copyright Jacques Perrin

Cette verticale de Bel Air Marquis d'Aligre a apporté de grandes surprises à ceux qui croyaient connaitre les Bordeaux. Une autre façon de voir cette grande région, originale comme les vins des Mitjavile, dans une autre voie, le confit frais. Une exception dans l'oenologie Bordelaise, d'ascendance universitaire qui a rayonné dans le monde entier. Cette propriété n'a jamais été intégrée dans le pool des crus classés comme aurait pu lui permettre son terroir de haute qualité tout simplement parce que elle refuse de vendre son vin au négoce depuis bien avant 1855. Or, ce sont les prix des courtiers qui font le prix, sur lequel était basé ce classement. Il a été nommé grand cru bourgeois exceptionnel en 1932 comme 5 autres vins (dont Poujeaux).

Les vins sont issus du terroir de haute qualité de virefougasse, dont le principal défaut est de risquer les gelées.

Cela fait 65 ans que JP Boyer fait ce vin. Il a essayé au départ, cad bien avant tout le monde, le fut neuf. Cette expérience n'a duré qu'une année car ne lui a pas plu. Le tout passe 3 à 4 ans en cuve ciment sans voir le bois depuis plus de 60 ans.

JP Boyer a une telle exigence personnelle qu'il ne met rien en bouteille quand cela ne lui convient pas: par exemple, il n'a rien mis en bouteille en 1991, 1992, 1993, 1994 et 1997!

Tous les cépages sont complantés, tout est vendangé et vinifié ensemble comprenant 30 % de Merlot, 30 % de Cabernet Sauvignon, 30 % de Cabernet Franc et 10 % de Petit Verdot. Il possède des vignes franches de pied, et un répertoire de vieux cépages oubliés.

Les vins ont été parmi les meilleurs dégustés cette année, notamment les 1982, une symphonie de bois précieux, 1976 et 1975 excellents même si il y a des nuances entre nous, puis 1967 une perfection comme on en boit peu.

Il y a une grande finesse dans ces vins, sans faiblesse, avec de nombreux parfums tirant vers la Bourgogne.

Grande découverte. Margaux peut être fière, la pluspart des 1ers crus des années 60 et 70 n'ont pas cette classe. Il montre qu'il y a d'autres voies que tous les artifices oenologiques, qui sont inutiles en matière de qualité si cela ne s'accompagne pas d'une recherche de la qualité. Ce vin montre aussi que gouter un vin jeune ne prédit pas forcément l'avenir, comme on l'a vu avec le 2005. L'oenologie Bordelaise moderne a apporté une sécurité dans la réalisation des vins, pronant des éléments qualitatifs comme leur récolte mure. Mais, l'utlisation du bois neuf même en petite quantité (beaucoup plus petite qu'auparavant) n'est pas une nécessité absolue, on peut faire un grand vin autrement. L'honnêteté est ce qu'il y a de plus important. Et JP Boyer est un homme de la plus grande honnêteté. Il doit former des jeunes pour ne surtout pas perdre ses connaissances.

Pour aller plus loin:

http://vins-etonnants.blogspot.fr/2013/11/bama-initiales-pour-inities.html

http://www.cavesa.ch/blog/le-rayas-de-margaux/

http://www.cavesa.ch/blog/embarquement-immediat/

http://www.cavesa.ch/blog/miracle-a-margaux/

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