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Distinguer à l'aveugle les vins rouges de Loire de vignerons de grandes qualités et les Bordeaux d'appellation de moins grande notoriété mais menées par des personnes ayant la volonté de faire le mieux possible.

Dans les "petites" appellations de Bordeaux ont été réalisés de grands progrès dans les quinze dernières années. Rien à voir avec  les vins de garage qui fleurissent depuis à peu près le même délai, mais la présence la pluspart du temps de grands vignerons ayant fait leur preuve dans des appellations plus prestigieuses qui achètent une propriété dans des zones moins chères et cultivent comme dans le fleuron de leur écurie.

Les participants seront  :
-  Le Cotes de Bourg Roc de Cambes 2003 de François Mitjavile (le génie de Tertre Roteboeuf).
Cabernet franc 10%, merlot 60%, cabernet sauvignon 25%, malbec 5% avec élevage pour 50% en fûts neufs.
- Le Cotes de Castillon 2005 du domaine de l'A de Stéphane Derenoncourt (l'oenologue qui remplace progressivement Michel Rolland avec des vins beaucoup plus axés sur la finesse et la fraicheur). 17 hL/Ha de cabernet sauvignon (15%), merlot (60%), cabernet franc (25%) élevés 100% futs neufs.
-  Le Bordeaux supérieur Reignac 2000 d'Yves Vatelot (un néorural adulé de Bob).
Michel Rolland, l'oenologue conseil, fait lui aussi passer le vin entièrement en barrique neuves. 75% merlot, 25% cabernet.


Pour la Loire, les choses sont un peu différentes, vue l'absence de grandes vedettes internationalement reconnues dont les vins se vendent des fortunes aux quatre coins du monde aux gens en manque de reconnaissance sociale. Là, le renouvellement des générations fait arriver aux commandes de nombreux éléments idéalistes dans les jeunes générations, connaisseurs des grands vins du monde pour y avoir souvent travaillé (et  au moins les avoir goûtés). Idéalistes parce qu'animés de préoccupations de respect de l'environnement, ayant envie d'une vie autre que celle subie par beaucoup de leur camarades de classe devenus citadins (et frequemment saisis d'une envie de retour à des choses plus simples, vers le travail de la terre, avec des occupations et préoccupations autres que les urbains), et animés d'une volonté de traduire et de respecter au mieux les terroirs dont ils viennent d'hériter quelqu'en soit le coût. Seront en lice:
- Le Chinon la diablesse 2004 d'Etienne de Bonnaventure.
- Le Saint Nicolas de Bourgueil L'envolée 2006 de Gérald Vallée.
- Le Chinon la croix boissée 2003 de la famille Baudry

Tous les Loire rouges sont de cépage cabernet franc:
Etienne de Bonnaventure à Chinon fait sa plus belle cuvée, la diablesse, à partir de vignes de différentes parcelles argilocalcaires (80%) et argilosiliceuses (20%) avec des vignes agées de 40 à 80 ans. Les rendements sont faibles de l'ordre de 30 hL/Ha.

Bernard Baudry réalise sa plus belle cuvée sur argilocalcaire. Le vin, issu de vignes de 5 à 40 ans, en tire une saveur crayeuse. C'est la récompense du vigneron que de ne pas gommer ces spécificités.

Gérald Vallée soigne sa meilleure cuvée :  vignes de 60 ans qui constituent en fait ses meilleures barriques sur des rendements minuscules de 25 hL/Ha. Il exhibe des tannins soyeux de son élevage en fût pour 40% neufs.

Le challenge est double:
Goûter des vins d'autres appellations que les "nobles" habituelles pour voir ce que sont capables de faire des grands vignerons.
Saurez vous reconnaitre leur provenance ? Surprises en perspective...

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