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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 12:12

Qui pensez vous qui se cache derrière ce nom?

 

Réponse: vous, nous.

Enfin, c'est ce que pensent les beautiful crus classés de Bordeaux, dont la saison de chasse au canard laqué recommence. Et s'ils peuvent prendre de la perdrix européenne qui se prendrait pour du canard à laquer, eh bien ma foi tant mieux...

 

Démonstration sur les 2010 en primeurs qui sortent (en HT):

Lafont Rochet : 34 euros

Beychevelle : 74 euros

chevalier de Lascombes: 22 euros

Milens: 28 euros

Les carmes Haut brion : 43 euros

Gazin 54 euros

 

 

Les gens raisonnables et honnêtes existent la preuve:

Sociando Mallet: 24-25 euros

Haut Marbuzet: 26 euros

Raymond Lafon 27.5 euros

 

Ne condamnons par tout le monde en bloc, ce d'autant que les raisonnables vont souffrir et risquent d'être rachetés dans le futur...

 

 

Sachez qu'un certain nombre de 2005 et 2009 se retrouvent dans le commerce moins chers que lors de la vente en primeurs: ca vous tente la spéculation où vous perdez à tous les coups?

Plébicitons les raisonnables et boudons les voleurs...

 

Bob n'a pas donné de bonnes notes. Sera t'il écouté?

Le commerce extérieur du pays s'en remettra.

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 13:02

bordeaux quaideschartrons

 

Que faire de ces excédents majeurs dégagés par des prix de vente qui n'ont plus rien à voir avec le côut de production?

 

La réponse est simple:

 

- Améliorer la qualité en faisant par exemple des essais de biodynamie ((porteur en ce moment aux vues de l'exemple de Pontet Canet et de ses prix de sortie. Mouton par exemple passe sur 9 hectares à un essai de biodynamie, avec embauche à la clé, et Latour sur 15 hectares, félicitations.

 

- Surtout, et beaucoup plus lucratif, racheter les propriétés voisines sous le fanion d'un cru bourgeois dont on peine, sauf exception, à vendre le vin plus de 15 euros, l'objectif étant de les revendre (après travail il est vrai) au tarif classé actuel.

C'est le cas de très nombreux classés ces toutes dernières années: Armailhac qui a acquis Colombier Montpelou, Rauzan Ségla 16 hectares de plus, Montrose avec 22 hectares de Phélan Ségur, Malescot Saint Exupery 4.5 hectares sur Soussans. Latour (Pinault) et Pedesclaux se sont servis dans les vignes de la Rose Pauillac, la coopérative des petits propriétaires... C'est sur que sous ces étiquettes, ça se vendra lus cher que sous la rose pauillac. J Lorenzetti a même réussi à racheter la propriété phare de cette coopérative, Haut Milon, 12 hectares, qui n'en doutons pas seront vendus sous l'étiquette de son cru classé, premier ou second vin.

 

Parfois, l'intention est exclusivement financière: Lascombes, propriété de Colony capital a racheté le bourgeois Martinens avec une belle plus value: le bourgeois au prix de l'aristocrate. Le problème, c'est que personne ne veut de la propriété au prix demandé: étonnés?

 

Attention, il faut acheter dans la même appellation que soi, sinon, difficile de décoller, l'exemple de chateau Bernadotte propriété de Pichon Comtesse, étant là pour le rappeler.

 

Gageons qu'il y aura de moins en moins de bourgeois dans les appellations phares du Médoc, car le différentiel de prix de vente entre les deux et la possibilité d'intégrer le vin du bourgeois dans celui du classé en toute légalité rend ceux ci des cibles encore plus intéressantes que les bécasses...

 

Seuls les Sociando Mallet ou Haut Marbuzet seront relativement protégés, et encore..

 

Tous les crus bourgeois sont condamnés à une réussite visible, ou à être rachetés à plus ou moins long terme, voilà le choix très entrepreneurial auquel sont confrontés les crus Bourgeois des appellations phares du Médoc d'aujourd'hui.

 

Vous ne compreniez pas pourquoi vous ne rencontrez plus tous les crus bourgeois naguère communs en supermarché alors que les crus classés, on ne voit plus qu'eux? C'est fait vous avez compris...

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 11:40

Les propriétés qui sortent en primeurs sur Bordeaux sont toutes parfaitement raisonnables.Ce ne sont pas des premiers plans sauf pour les Sauternes, dont les prix malgré la belle année et le travail plus important qu'ailleurs, n'ont pas augmenté. On leur doit le respect pour tout cela. Mais, peuvent ils augmenter, n'étant pas dans l'imaginaire d'une proportion assez importante d'acheteurs à travers le monde suffisamment désirables pour éxagérer sur les prix. Et pour une fois, je le regrette car ils le méritent.

Les bourgeois du Médoc sont eux aussi tout à fait raisonnables. Haut Marbuzet sort à 28 euros, par exemple, Charmail 13, Citran 11, Lanessan 10. Ce sont là que se font les bonens affaires, et non chez les plus huppés. Certains parmi ces derniers sortiront aussi surement à un prix raisonnable.

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 08:05

Les enfants du bon Dieu vont encore être pris pour des canards sauvages. Et ça va probablement saigner, l'hémorragie sera même sévère.

 

Les premières primeurs 2010 commencent à sortir; résultats: entre le même prix que l'année dernière et + 10%. Et pourtant ce ne sont pas des premiers couteaux: Magdeleine, la Providence, Bourgneuf, Latour à Pomerol, et deux seconds de Magdeleine et de Gazin (ces 2 derniers entre 24 et 30 euros TTC tout de même pour des petits vins de pique nique).

 

Gageons qu'en France, les chroniques des blogs du vins vont encore s'épancher sévèrement..

 

Tout le monde tente le coup des premiers et des super seconds de l'année dernère: la vente primeur permet à elle seule de rentrer dans ses frais. Rien de plus facile alors de stocker les reste puisque les factures sont déjà payées. Il suffira de ressortir de temps à autre une bouteille à un critique bien choisi pour ses bonnes notes précédentes et sa capacité à accepter de ne pas déguster à l'aveugle et en comparant. Les notes ont toutes les chances d'être très proches des précédentes (on ne se déjuge que très rarement) et les commandes des négociants alléchés vont affluer même à tarif mouse costaud, c'est un millésime de légende oui ou non...

Pourquoi ça changerait?

 

Allez ce sera toujours ça d'impôts en moins à payer..

 

PS: Gevrey Chambertin a collectivement refusé de présenter ses vins à la dégustation primeur ce mois et convié tout le monde à la fin de l'année où les vins seront beaucoup plus proches de leur qualité finale. Félicitations pour cette décision honnête et courageuse.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 21:56

 

Yves-Canarelli

Yves canarelli devant son chai (image the vineroute)

Nous avions adoré ses deux vins de vermentinu et de bianco gentile lors de la dernière dégustation. Il a plein de nouveautés selon la Revue des vins de France du mois de Mai :

- Il vient de racheter sept hectares pour faire revivre l'appellation Bonifacio, disparue ou en cours de l'être.

- Deux nouvelles cuvées

    1/ en amphores contenant du nielluciu (Amphora)

    2/ avec des vignes préphyloxériques de sciaccarellu et surtout de minustellu, vieux cépage corse qui commence à ressortir. Ces vignes sont préphylloxériques et donnent la cuvée Terra d'Orazi..

 

On se réjouit par avance...

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 12:34

 

Le chateau de Pibarnon est une création de la famille Saint Victor il y a un peu plus de trente ans maintenant. Cette propriété fait environ 50 hectares, situés sur des restanques (terrasses) orientées nord en amphithéatre non loin de la Méditérranée. Il est produit ici du rouge, du blanc et du rosé. Le vignoble est planté sur un sol triasique très riche en calcaire. Celui ci conjugué à l'atitude des collines, apporte une grande finesse d'expression. On y retrouve aussi des marnes bleues du Santonien, comme à Pétrus. Cinq pourcent de grenache complète le mourvèdre. Les vignes ont 30 ans de moyenne avec une densité de plantation de 5000 pieds par hectare. L'appellation bandol autorise un murissement parfait du mourvèdre son grand cépage, car il a les pieds au sec tout en baignant dans atmosphère humide grace à la proximité de la mer. Ce sont des conditions idéales pour lui (voir verticale de Pradeaux). Il est tardif, nécesitant une situation très au sud, sous peine de ne pas mûrir. Les rendements sont de 35 hl/ha en moyenne (31 à 38). Les vendanges sont manuelles, en caissette de 20 kg. La fermentation est longue, 25 jours. L'élevage se fait en foudre.Très rarement, un peu de bois neuf sous forme de barrique bordelaise est utilisé.

 

copyright wineterroirs (ici)

 

Le haut des vignes de Pibarnon (copyright dégustateurs.com)

 

 

Voici la description telle qu'elle est faite à la propriété en fonction de l'âge du vin. En effet, le mourvèdre peut débuter dur voire costaud, mais l'âge lui fait prendre une douceur et des parfums inoubliables:

 

De deux ans à cinq ans, c'est un vin à la robe soutenue, viril, mais toujours équilibré et élégant. Il peut, en effet, être dégusté jeune, car le Mourvèdre est un cépage aromatique. Le vin développe d'abord de la griotte, de la mûre, des fleurs aussi, de la violette; puis des notes fraîches de réglisse, et plus lourdes, poivrées qui vont s'affirmer avec le temps.

Plus évolué, après environ 10 ans : c'est à partir de cet âge qu'il faut en attendre le meilleur. Après quelques années, il offre des bouquets superbes, se découvre très plein, rond, noble, riche, élégant, emprunt de ce caractère de "noblesse" terrienne qui est le sien.

Au fil des ans, le vin est devenu plus accueillant, plus harmonieux, plus complexe. Tout d'abord, des fruits noirs : cerise, mûre, myrtille; puis des fleurs : pivoine, héliotrope, et un nez de sous-bois. Après quelques minutes, des notes plus lourdes de truffe, d'épices, de réglisse, de cannelle et de musc.

 

Tout le charme de la Provence à Pibarnon (copyright Avignon et Provence)

 

Nous gouterons les millésimes 1985, 1989, 1998, 2001 et 2004.

2004 est un boxeur très puissant mais étonnament soyeux. Beaucoup trop tôt.

2001 s'ouvre en apportant la provence et surtout la tapenade. Belle minéralité, belle longueur et belle élégance, mais on lui laissera encore un peu de temps.

1998 est un grand de Provence, droit comme un Bordeaux, long et élégant mais exhibant toute la palette de sa région avec la guarigue en rétroolfaction. Magique.

1989 a divisé nos dégustateurs. J'aime ses parfums évolués, mais cela ne plait pas à tous. L'année lui a laissé des sucres qui le rendent moins digeste et cache sa minéralité.

1985 a fait presque l'unanimité et étonné tout le monde par son côté très Bourgogne. Des parfums ennivrants de rose ancienne, pivoine, iris...une longueur minérale éblouissante.

 

Sacrée dégustation et belle découverte d'un monstre sacré de la Provence. Le côté très variable selon la garde a étonné tout le monde. Selon l'âge de la bouteille, les accords avec les mets changent du tout au tout.

 

Quelques vidéos pour compléter cette présentation: ici, ici et .Mais aussi .

 


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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 00:27

Non, non, non, pas de paréo pour les vins de Corse blancs. Il y a en Corse quantité de cépages blancs indigènes. Le plus fréquemment utilisé dans les blancs fournis par la Corse est le vermentinu, cad pas autre chose que le rolle, utilisé sur toute la côte médittéranéenne Française, notamment dans le Bellet.Par contre, des cépages autochtones, seul le Bianco Gentile est planté pour l'instant avec bonheur, vous en jugerez par les meilleurs vignerons qui en ont repéré le potentiel qualitatif. Le reste est à venir dans les dizaines d'années à venir, qui seront passionnantes, en Corse, comme dans de nombreuses régions Françaises.

La grande particularité de cette île est constituée par ses reliefs élevés, qui autorisent des températures basses, situation tout à inédite par rapport aux autres îles de la méditerranée. Ceci est à l'origine de la fraicheur de beaucoup de ces vins, autorisant à nulle part ailleurs sur tout le bassin une finesse d'expression.

 

 

  Photo 026

Vignes de Bernard Renucci (copyright http://vinsdecorsecalvi.over-blog.fr)

 

La Corse, c'est 2500 hectares de vignes. Son cépage blanc vedette est originaire du Péloponèse puis s'est implanté sur les rives nord de la Méditerranée, en Sardaigne, Italie.

Le vermentinu donne des parfums d'agrumes d'une grande finesse, avec du cédrat, citron, du pamplemousse, de l’aubépine, des notes florales, la pomme, la noisette, l’abricot, mais aussi des fruits blancs comme la poire. Il garde une certaine acidité, très apréciable en climat chaud. Il est tardif et nécessite un climat chaud. Il peut donner des vins de grande longueur.

 

Jean-Marc Venturi dirige le domaine de Vico situé dans le centre de l'île sur 82 hectares. Il est située en moyenne montagne à 400 mètres d’altitude et exposée Est. Les sols sont shisteux. L’élevage est effectué en cuve après une macération pelliculaire sur 1/3 des raisins. Pas de bois dans cette cuvée comme la suivante. Le 2005 joue agréablement le rôle de standard de la catégorie. Pas une grande longueur, mais une fraicheur sympatique mais inattendue pour la pluspart d'entre nous. Certains le trouve dissocié, d'autres sont gênés par l'amertume.

 

Bernard Renucci est installé depuis 1991 à Feliceto en Balagne dans le nord de l'ïle. Il pratique une viticulture biologique, largement aidé par le climat sec et venté, sur ses terrois d'appellation Calvi. Ses meileurs échantillons sont réservés à la cuvée Vignola. Le sol est constitué d'arênes granitiques avec du sable comme souvent dans le nord de l'île. Vignola 2006: très joli vin, long avec des arômes prédominants de pêche. On sent l'élevage, mais il est assez bien fondu.

 

Yves Canarelli est un des tout meilleurs vignerons de l'île. Il exerce ses talents dans le sud de l'île, pas loin de l'aéroport de Figari, sur l'appellation éponyme. La culture est en biodynamie. Il élève ses vins en fut de chêne neuf de l'Allier, ce qui nécessite quelques années d'attente. Les sols sont granitiques avec des touches d'argile. Il n'a que 4 hectares de vementinu. Là, c'est la révélation pour tous: le bianco gentile est un muscle superbe, longiligne et minéral, d'une superbe longueur et persistance. Le vermentinu est plus gras, d'une longueur toute aussi considérable, sans aucune mollesse (quand on songe d'où il sort, un véritable four). Dans les deux vins, tout est bien intégré. Deux très grands vins. Millésime 2007.

 

Antoine Arena et ses fils

 

 

Antoine Arena exploite un domaine dans le nord de l'île, au cap Corse sur l'appellation Patrimonio. C'est sans conteste possible et au même titre qu'Yves Canarelli, un des meilleurs vignerons de l'île. Il travaille lui aussi le plus sainement possible. Regardez lesphotos de ce magnifique terroir sur ce site et ci dessous. Le vin présente une belle longueur et minéralité, assez tendu. Nous sommes gênés par un côté oxydatif, dommage.

Terroir de Carco, Antoine Arena

 

Vermentinu sur le terroir de Carco

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 13:11

Coteau de Cévins (copyright Jacques Perrin)

 

 

Après la très jolie dégustation des vins blancs de Savoie le mois passé, replongeons en Savoie pour y gouter son cépage rouge emblématique, la mondeuse. Pas loin de 10 cépages endémiques coexistent en Savoie sur un total de 23 utilisés au total ! Peu de régions peuvent se targuer d'un taux d'endémisme aussi élevé.  La mondeuse est une soeur, ou une grand mère de la syrah, faisant aussi partie de la famille du viognier! Voir ici une belle mise au point sur ce cépage.

 

 

carte savoie

                                         copyright H Johnson Atlas mondial du vin

 

 

Son berceau est la combe de Savoie, cad entre Chambery et  Albertville, où elle s'est particulièrement bien acclimatée. Le village le plus connu est Arbin, mais on peut aussi citer Chignin, Saint Jean de la porte. En dehors de ces zones très délimitées, elle n'était souvent qu'un cépage d'appoint, murissant mal, necessitant une exposition sud contre les murs.

 

Vignoble arbin montmelian.JPG

La combe de Savoie, lieu de prédilection de la mondeuse (copyright domaine Magnin)

 

 

Elle développe des notes poivrées, résinées, épicées, mais aussi de violette, cassis, fraise, cerise, iris, pivoine, parfois la réglisse. Elle fait très peu de degré alcoolique, rarement au delà de 12.5°. Sa maturité est tardive. Ce n'est donc pas par hasard que sa renaissance date du début des années 80, 1982 en particulier qui a montré grace à la maturité permise, en a montré le potentiel à quelques vignerons passionnés. Le réchauffement climatique a donc quelque chose à voir avec la renaissance de ce cépage !! En effet, avant les années 80, elle était en voie progressive de disparition, peu en phase avec les vins légers soit disant exigés par les vacanciers locaux, marché principal des vins de Savoie. Heureusement, certains vignerons comme Michel Grisard, la famille Trosset et les Magnin ont montré son potentiel, son originalité. C'est à partir de ce moment là qu'elle a réessaimé dans toute la Savoie mais aussi en Suisse pour être produite maintenant jusqu'en nouvelle Zélande. Les progrès techniques ont permis de proposer des vins avec beaucoup plus de finesse, moins de rusticité.Le persan, vieux cépage lui aussi repointe son nez. Les assemblages de type rouge persan ou mondeuse avec un peu de blanc type altesse, roussette ou gringet, à l'instar de l'association viognier syrah en cote rotie, sera surement passionnante dans le futur, bien que personne n'y aie pensé à ma connaissance jusque lors.

 

 Mondeuse du domaine Magnin (copyright Jacques Perrin http://blog.cavesa.ch)

 

 

Nous vous proposerons ce soir 5 rouges de ce cépage:

 

- Louis Magnin veilles vignes 2004 presque centenaires venant d'une ancienne moraine glaciaire, élevé uniquement en cuve à l"époque (depuis, élevé en foudre et s'appelle tout un monde): vin léger avec des nombreux parfums à la manière d'un irancy ayant un peu de bouteille. Pas très long, mais très agréable. Persistance très modeste. Un bon petit vin, ce qui est tout de même un peu ennuyeux pour de veilles vignes de 90 ans.

 

- Louis Magnin la rouge 2006. Le nom de cette cuvée vient du sous sol d'argiles rouges (comme le feu du domaine Belluard): beaucoup plus de monde. Un vin avec de la mache tout en étant cristallin dans ce qu'on ressent dans la bouch. Les parfums vont de la framboise, la violette, l'iris avec quelques éléments d'évolution (sous bois humus), mais restant discrets. Un peu asséchant, mais sympathique.

 

- Louis Magnin la Brova 2006. Il s'agit d'une sélection de différentes parcelles de 50 ans en moyenne, élevées dans des fûts de forme tronconique, 50% neufs. C'est le vin le plus boisé des Magnin. La macération est un vrai défi à l'imagination des anciens, 30 jours alors qu'on traitait de fou celui qui allait au delà de 10 il y a peu. Un cousinage évident avec la rouge dans les parfums et la construction. Mais, plus de longueur et d'intensité dans les parfums. L'élevage n'est pas très perceptible. Un joli vin.

 

    Louis Magnin (copyright Jacques Perrin caveSA)

 

La famille Magnin ne cultive que 8 hectares, beaucoup en biodynamie. Les rendements sont entre 40 et 50 hl/ha

 

- Charles Trosset la grande dame 2007

L'autre grand domaine de la Savoie pour la mondeuse. Cette cuvée est un assemblage comme les autres avec un élevage alors que ce domaine n'utilise pas de bois. Quatre barrique, dont deux neuves pour essayer une cuvée boisée: très joli vin long avec des parfums de bois précieux, vanille apportés par la barrique. Belle longueur. Mais la typicité n'y est plus: on a l'impression d'un grand beaujolais ou côte du Rhône. Un peu péripatéticien.

 

- Enfin, la cuvée prestige 2003 de Michel Grisard (Prieuré Saint Christophe). C'est un vrai passionné à l'origine du domaine de Cévins qui pratique la biodynamie depuis plus de 15 ans ! Cette cuvée est recommandée plus que chaudement par un ancien chef sommelier de Marc Veyrat ayant sa cave à Annecy: 2 heures de carafage recommandé ! Deux parcelles sur Arbin et Fréterive produisent ce vin de longue garde: attention grand vin. Une construction bordelaise avec une petite austérité mais une longueur hors norme avec des parfums très élégants, bois précieux, fruits rouges, fleurs type violette, iris, pivoine.

 

Quelques lectures supplémentaires sur le web:

Jacques Perrin: ici

Libération ici

 

Quelques vidéos maintenant:

Une vidéo sur la mondeuse sur cette très belle page de Jacques Perrin.

Michel Grisard dans sa cave: ici.

 

Robert vous a fait aussi une petite présentation du vignoble de Savoie sur son blog

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 12:30

Incroyable. Un simple grave du sud atteint des prix totalement délirants, de part son succès commercial dans le monde entier. Vous ne le connaissiez pas. Tant pis, il n'est déjà plus pour vous!!

Plus de 300 euros la quille le rouge de l'année. Si vous voulez un graves supérieur, version sucrée peu produite dans la région, ce sera plus de 3 fois ce prix.

Il remet à l'honneur un vieux cépage de la région Bordelaise totalement oublié dont le nom n'est pas connu, mais qui apporte une touche à son vin.

Retrouvez le ici

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 21:58

On ne s'y attend pas. Le catalogue de Millesima révèle de jolies pépites en primeur. Ce n'est pas le site le plus réputé pour ses cadeaux, et pourtant, c'est le plus gros VPCiste en vins. Les prix devraient être moindres, étant donné le volume..

 

Et bien il y a de jolies affaires chez des propriétaires-récoltants de haut niveau. Jugez en plutôt:

 

Chanson père et fils (mon coup de coeur du salon 2010):

- Savigny les Beaune 1er cru les hauts marconnets blanc  11.8 HT par 12 b

- Pernand Vergelesse 1ers crus blanc les caradeux 17 HT, rouge les vergelesses 19 HT par 12

- Savigny les Beaune 1er cru rouge la dominode 17 HT par 12

- Beaune 1er cru Clos du roi 18 HT par 12

- Beaune 1ers crus rouge Clos des marconnets 19 HT, Grèves 19.5 HT, Bressandes 24.5 HT  par 12

 

Olivier Leflaive:

- Saint Aubin 1ers crus blancs sur le sentier du clou 14 HT et la chatenière 14.5 HT par 12

- Meursault vielle vigne blanc 16.5 HT, 1er cru Charmes 32 HT par 12

- Chassagne Montrachet 1ers crus blanc Clos Saint Marc 26.5 HT, Dents de chien (contre le Montrachet) 27HT par 12

 

Domaine du chateau de Meursault:

- Corton 2009  27 HT par 6

- Savigny les Beaune 1er cru les peuillets rouge 13.5 HT par 12

- Beaune 1er cru Cents vignes 15 HT par 12

- Meursault 1er cru (mélange Charmes et Perrières) 26.5 HT

 

Bouchard père et fils:

- Beaune 1ers crus rouge Clos de la mousse 19 HT, Clos Saint Landry blanc 20.5 HT par 12

- Volnay 1er cru Taillepieds 26.5 HT par 12

- Pommard 1er cru Pezerolles 32 HT par 12

 

Jacques Prieur:

- Beaune 1er cru blanc Champs Pimont 30 HT par 12

 

Regroupez vous si vous ne pouvez ou voulez acheter 12. Tous ces terroirs sont de très haut niveau.

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