Lundi 12 octobre 2009
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Meursault (photo V Dancer); le carré au milieu à G est le clos des perrières (voir carte dessous)
Tout est compliqué en Bourgogne : il ne faut pas confondre Bouchard père et fils et Bouchard ainé ! Depuis 1995, la qualité s'est encore accrue dans cette vénérable maison depuis son rachat par
Joseph Henriot le champenois. Les blancs ont été renforcés par l'achat de premier crus de Meursault, venant de chez Ropiteau, nous permettant de comparer les crus de cette jolie côte. Des
différences ? légitime question. Y en a t'il ? C'est un des buts de cette dégustation : percevoir des différences alors que le matériel végétal, la culture, la récolte et l'élevage sont
identiques.
Les 0.28 hectares de
charmes ( sur 31.12 !!) ne font pas partie de la plus belle parcelle de ce grand premier cru. Le sol est caillouteux, argilo-calcaire avec des traces de fer. Proche de
celle de JM Roulot, elle s'exprime outre les fruits et fleurs blancs tout en rondeur, un gras noiseté conséquent alors que les charmes dessus, la plus belle parcelle, est proche des perrières
avec une minéralité et une droiture affirmées. Il est toujours équilibré et sensuel moins minéral que le perrières et moins exotique que le genevrières.
0.55 Ha de
gouttes d'or (sur 5.33) donnent un vin opulent, épicé, avec des notes de beurre frais naturelles même en l'absence de bois neuf. Ces Meursault sont tout en rondeur
exprimant des fruits confits, du moelleux mais sans lourdeur.
Le
poruzot représente 0.44 Ha (sur 11.43) d'un vin proche du gouttes d'or mais plus dur, puissant, valeureux, sa minéralité originale s'exprimant sous la forme de gouts de silex.
Les
genevrières ( image au dessus) sont une spécialité de cette maison qui en possède 2.65 Ha (sur 16.5). Le sol y est maigre et caillouteux. Ce vin est voluptueux voire éxotique dans sa
jeunesse, mais perd son gras, la minéralité ressortant avec la garde, contrairement à son voisin très proche le perrières. Il reste toujours élégant mais avec moins de grandeur qu'un
perrières bien interprété.
Bouchard a de la chance de posséder une magnifique parcelle de
perrières de 1.2 Ha (sur 13.7 Ha au total) en partie sur le bas du cru, la plus belle, toute proche du clos des
perrières, "le futur grand cru" du secteur. Il exprime une grande minéralité avec beaucoup de longueur et de grandeur, mais moins de gras que dans tous les autres crus. cannelle, noisette. Les
deux parcelles du haut sucent les cailloux comme de dit Christophe Bouchard, en charge du vignoble. Il le paille dans certaines périodes pour éviter de perdre toute humidité, la terre y
étant quasiment absente.
Il accompagne des poissons de rivière en sauce, les volailles de belle origine.
Par Christophe Deligny
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Mercredi 12 décembre 2007
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Voilà une "appellation" qui avait été oubliée et qui depuis 5 à 10 ans fait à nouveau parler d'elle. Et bonne nouvelle, les vieilles vignes sont toujours là, souvent situées en hauteur, gagnant en ça de la
fraicheur, alors que les cépages rouges
ont été souvent renouvelés ou "améliorés". De nombreux cépages anciens et traditionnels sont toujours présents. Cela reste donc le gage d'une bonne adaptation de la vigne au sol, nécessaire à la
réalisation de grands vins. Ce n'est plus le cas dans le Languedoc où l'un des problèmes consiste en la difficulté que les vignerons peinent à trouver le lieu où chacun des cépages serait le
mieux à sa place, information qui généralement provient de l'observation de nombreuses générations, et qui reste disponible dans le Roussillon. On ne peut donc en cela pas qualifier le Roussillon
de nouveau monde, contrairement à son voisin languedocien.
Collioure par Matisse
Je n'ai pas retrouvé dans la littérature oenophile de dégustation de roussillons blancs. Il est pourtant extrêmement intéressant de redécouvrir ce que
faisaient les anciens, l'apport de la connaissance viticole du XXIème siècle améliorant encore ces vins. Par exemple, le très médiatique Clos des fées (http://www.closdesfees.com/index1.htm) ne
produit de vin blanc que depuis 2 ans. Ces vins n'ont aucune notoriété, à tort, la lourdeur
venant du soleil écrasant étant habituellement le défaut dont on les soupçonne. Recherchez la fraicheur de ces vins et vous verrez qu'ils font surement partie des vedettes
de demain. C'est donc pour vous l'occasion de goûter des cépages que vous n'avez probablement jamais abordé (grenaches gris et blanc, maccabeu),
sous forme de vin sec en tout cas. J'espère que cette dégustation vous apportera autant que les précédentes, l'originalité en plus. Beaucoup de ces vignerons sont des néovignerons, avec une idée
et une raison pour s'installer ici, avec une volonté de travailler de façon idéaliste, au moins en biologie. Tous ces vins sont à servir à 13°.
Collioure vue de la terre avec en premier plan les vignes en terrasse de Banyuls
Domaine Madeloc, cuvée Trémadoc (grenache gris 80%, grenache blanc selon récolte, vermentino 20%) : Le vin de Pierre Gaillard, un des meilleurs vigneron de la cote
rotie : ce domaine a été créé en 2003 ! Il joue dans la catégorie des puissants. Un habit doré, un nez exubérant et capiteux, entre lys et jasmin, fruits
blancs. L'attaque est douce, ample, le palais déroule gras et complexité avec des parfums de garrigue,
d'acacia, de fruits à chair jaune. Saveurs de pain grillé, d'amandes, profil légèrement salin, beaucoup de suavité et de longeur. Une cuvée gastronomique dont on rêve aux côtés d'un turbot aux
baies roses, d'une sole en beurre citronnée.
La Préceptorie de Centernach, cuvée les terres nouvelles (100% grenache gris) : les parfums de guimauve, miel, menthol, citron et autres agrumes, fenouil seront de la partie. Ce
vin sur terroir de
schistes, vient de la famille
Parcé, légende locale installée au domaine de la Rectorie et au mas blanc. Humant la bonne affaire, cette famille s'est installée à Saint Arnac (!! 66220) dans l'arrière pays où il fait
frais.
Clos des fées (Grenache Blanc 90 %, grenache gris 10%). Le domaine qui
fait le plus parler de lui. Hervé Bizeul doit surement être hyperactif. Outre son clos des fées et après avoir travaillé pour Jean pierre Coffe, la revue des vins de France, il a créé un
vin de marque de qualité et raisonnable en prix (Walden), vendu chez Auchan à prix permettant aux producteurs de vivre (il a réussi à ce que l'hyper ne prenne qu'une marge de 10%, une première
!!) pour aider les vignerons alentours qui ont du mal à s'en sortir alors que lui vend sa petite Sibérie plus de 200 euros (voir sur www.walden.fr). La parcelle fait 2,5 hectares
de vignes
centenaires en sélection massale sur la commune d'Opoul, en bordure d'une forêt domaniale de plusieurs centaines d'hectares. Terroirs argilo-calcaires tardifs à une altitude
2 à 400
mètres recevant un vent permanent avec de fréquentes entrées maritimes. Riche, tendre et généreux, ce blanc se marie parfaitement avec des poissons exotiques cuisinés au
lait de coco.
Roc des anges (90% grenache gris, 10% grenache blanc et maccabeu). La femme
du vinificateur du Mas Amiel a débuté il y a quelques années avec très peu de
moyens, un petit prêt de la part de nombreux amis, d'environ 2 à 3000 euros chacun, lui ayant mis le pied à l'étrier. Elle est idéaliste et réalise le meilleur vin possible. Les vignes centenaires de cette parcelle ont la redoutable mission de puiser en terre (shisteuse)
dans cette année très chaude de la minéralité pour contrebalancer la richesse naturelle issue de
la canicule. Les rendements sont petits (30 Hl/Ha). Magali se dit obsédée par l’équilibre,
dans la vigne, comme dans la cave : " Je ne m’impose pas un grand travail de cave, je ne veux mettre que du raisin dans la bouteille puis laisser les vins tranquilles. Ici le climat donne
tellement qu’en rajouter pourrait rendre ces vins du Sud
vulgaires"
Domaine Le Soula (40% Grenache, 35% Sauvignon, 15% Maccabeu, 7%
Roussanne, 3% Chenin). Récolté dans les Fenouillèdes, ce vin a été imaginé par le grand Gérard Gauby. Il est en principe le plus frais de tous, son altitude élevée, apportant
du froid les nuits aux vignes. Il s'agit d'une création qui répond moins aux cépages classiques du roussillon. Mais de l'avis de tous, Gauby a eu raison d'aller chercher des vignes dans l'arrière
pays loin de la mer. Son vin, comme ceux du domaine Gauby, font partie des vedettes du roussillon blanc, vendus dans le monde entier.
Coume del Mas cuvée Folio (80% grenache gris, 10% grenache blanc, 10% vermentino).
Philippe Gard est un jeune propriétaire à Banyuls. Comme au clos des fées, un camion frigorifique receptionne et amène à la cave la récolte de façon à préserver la fraicheur des raisins.
Les rendements sont minuscules (15Hl/Ha). Les shistes impriment aux raisins une minéralité qui rafraichit ces terrasses crées par l'homme aux alentours de 200 m juste au dessus de la
mer.
Espérons que ces vins sauront vous séduire, vous faire envie de les découvrir sur place et qu'il entreront dans votre cave à la place qu'ils méritent ..
Je vous suggère d'écouter l'émission de Coffe que vous pouvez récupérer sur walden.fr puis aujourd'hui projet et cliquer sur ici. Vous y
écouterez Hervé Bizeul du clos des fées ainsi que le directeur de la cave d'Embres et castelmaure en Corbières, une des plus grande de France (par la qualité, pas par la taille). Cette
merveilleuse coopérative sera parmi nos toutes prochaines dégustations. Elle compte les pieds de vigne dans chacune des parcelles de ses adhérents pour les rémunérer non plus à la surface mais au
pied de vigne. Les adhérents y sont bien payés. Ils réalisent le vin de coopérative le plus cher au monde, mais le méritent bien. Vous verrez..
Par Christophe Deligny
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Lundi 29 octobre 2007
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Chers amis.
Nos deux ans ont été dignement fêtés par la verticale des trois merveilles de Marcel Guigal sur deux millésimes.
Nous allons passer dans une autre dimension avec des vins en apparence beaucoup moins célèbres, beaucoup plus rares, connus seulement des grands amateurs. JM Guffens est un génie et je vais
essayer de vous le prouver au travers de 6 vins arrachés aux rares allocations françaises :
Quand le couple Guffens a débarqué à Vergisson en 1976 à 20 ans dans leur vieille Honda civic cabossée, diplôme d’architecture et de
théatre en poche, ne parlant pas un mot de français, rien ne laissait supposer que JM Guffens deviendrait un des plus grands maîtres du chardonnay. Il a ouvert la voie au renouveau du maconnais,
en pleine ébullition.
Vergisson (d'après visoterra.com)
Le vignoble du Maconnais est le plus au sud de la Bourgogne. Les vins sont constitués de chardonnay pour les blancs, gamay (du
Beaujolais tout proche) et pinot noir pour le rouge. Tous les vins peuvent être embouteillés sous l’appellation Bourgogne AOC. Il existe des crus, le plus
grand et le plus célèbre étant Pouilly Fuissé. A coté se trouvent les Saint Véran, Pouilly Vinzelles et Loché qui commencent à être réveillés par des producteurs très qualitatifs (Bret
brothers). Enfin le Macon peut être accompagné de son nom de commune comme Pierreclos pour notre dégustation. Si la notion de crus se développe pour mettre en
valeur les meilleures parcelles, l’appellation réfléchit à la notion de grand et de premier cru. Force est de constater que la majorité des vins produits ici
sont de médiocre qualité, mais de nombreux producteurs idéalistes se sont installés dans la région, repoussés par le prix délirants de la vigne autour de
Beaune, augurant d’un grand avenir.
Roche de Vergisson
Maine et Jean Marie Guffens
Ils se sont d’abord donné un an
pour apprendre la langue et approcher le métier de vigneron, se louant comme ouvriers agricoles. Maine s’est progressivement plus intéressée à la culture alors que Jean Marie s’est pris de
passion pour le travail de cave. Sur les dix dernières années, la viticulture d’élite du domaine lui a permis de ne pas récolter un raisin en dessous de
13°5. Le style est pourtant profondément axé sur la minéralité qu’il puise dans les sols du maconnais. Chaque pied ne saurait produire plus de 800 grammes de
fruit avec des raisins de la taille la plus petite possible. Aucun besoin d’analyse, la récolte ne se faisant que lorsque le raisin de toute la parcelle est bonne à manger… Les cuvées de base, réalisées avec les deuxième presses, sont mises en bouteille après 11 à 12 mois alors que les premiers jus bénéficient d’un élevage long de 18 mois
terminé dans des cuves de béton, dont l’intérieur est arrondi pour permettre un meilleur contact avec les lies (éléments solides dans un vin en cours
d’élevage). Guffens est un expert du pressurage des
raisins : on comprend aisément l’importance de cette étape de la vinification en imaginant tout ce qu’on peut soi-même retirer d’amer
d’un pépin de raisin en pressant très fort. Le pourcentage de fûts neufs n’excèdera jamais 20%. Jean Marie, pendant que le vin fermente, grapille les
derniers raisins oubliés sur les vignes pour constituer une vendange tardive permettant de (m)ouiller les futs avant qu’ils ne reçoivent le vin. Il a observé que cette technique apportait plus de complexité au vin. Toute une somme de détails saisis par une curiosité à toute épreuve lui permettent de produire de grands vins.
•Le domaine comprend environ un hectare de
Pouilly-Fuissé sur trois terroirs spécifiques : la
Roche (0.25 ha), les Croux
(0.4 ha) et les Crays. Les Croux sont exposés sud-ouest, et ont été plantés en 1980.
Le clos des petits croux sous la roche
Une partie des croux,
la plus haute est plus vieille, elle est enclavée de murs, c'est le " Clos des Petits Croux ", âge
des vignes : 45 ans. La Roche est sur un sol très calcaire exposé sud-est, elle a été plantée en
1962. Les Crays sont exposés plein sud et ont 30 ans mais font rarement l'objet d'une cuvée car
souvent assemblés avec les presses des autres cuvées pour en faire le Pouilly-Fuissé.
Le Chavigné à Pierreclos
•
Chavigne est une parcelle de 3.25
hectares dont uniquement 2 et demi ont été plantés. Exposé sud-ouest sur des pentes avoisinant les 40%, il y a des vignes de tous âges, de 4 à 80 ans. La meilleure sélection est chaque année
retenue pour la Cuvée " Le Chavigne ", sélection par âge de vignes certes, mais aussi selon la date des vendanges car la cueillette est souvent réalisée en deux fois. Uniquement les jus de
coule et premières presses sont retenus pour le Chavigne et les cuvées de Pouilly-Fuissé. Depuis 1983 aucun autre fertilisateur n’est utilisé que le fumier venant de la petite ferme en
Charolais de Michel Potdevin, le régisseur du domaine. Aucun désherbant chimique n’est toléré et les vignes sont labourées deux fois par an au treuil. Même si aucun insecticide n’est utilisé,
aucun label bio-quoi que ce soit (sic) n’est revendiqué, car JM Guffens pense que le respect de la nature est naturellement la meilleure garantie de la qualité des raisins et du futur de nos
enfants.
La taille du domaine est minuscule, environ 4 hectares. Seules 12 à
20000 bouteilles sortent chaque année. Seules 10% restent en France soient 1200 à 2000 !! Du clos des petits croux entre 40 et 60 bouteilles restent métropolitaines alors les amateurs du
monde entier se disputent les 90 % restant. Mais pour une fois, seuls les vrais amateurs achètent ces vins, et non les milliardaires et autres trafiquants de drogue. Pas assez tape à l’oeil
sans doute.. Et pourtant notre ami Robert (P) encense comme tous les autres critiques ce domaine exemplaire. Probablement aussi que l’offre variable d’une année sur l’autre (il existe dans le
maconnais des vendanges dites levroutées cad récoltées tardivement, voir Jean Thévenet cuvée botrytis 2001 d’une dégustation précédente) n’aide pas à fixer l’achat..
- Macon Pierreclos le chavigné 2004 : Fort agréable, citronné ample, plus ouvert et facile que le deuxième.
- Macon
Pierreclos Trie de chavigné 2004 : Moins ouvert, plus masculin aux
arômes moins agrumes que son frère. Puis ouverture sur les arômes du premier lors de la deuxième dégustation 2 heures après, mais avec plus d'ampleur et de force.
- Pouilly Fuissé 2001 : Masculin, puissant, aux parfums de chardonnay plus évolués (brioche, beurre, noisette,
minéralité plus qu'acidité, amertume fine). Citron présent mais confit. Grande longueur et persistance mais si un reproche devait être fait, équilibre moins magique que les autres. Mais grand
vin.
- Pouilly Fuissé La roche 2004 : Splendide vin très jeune
sur des arômes très fins et variés d'agrumes. Longueur intense et persistance étonnante. Chassez le par l'oesophage, il revient en rétrolfaction avec force. Très, très grand vin d'un
équilibre souverain.
- Pouilly Fuissé Le haut des vignes 2000 : Tout le monde n'a
pas aimé, mais personne ne peut lui reprocher sa longueur et sa persistance. Il est en fait à mi chemin entre les macon, la roche sur des arômes de jeunesse et le pouilly qui pavane
avec ses arômes matures. Très très beau.
- Pouilly Fuissé Clos des petits
croux 2002 : Celui qui a le plus divisé les dégustateurs. Le plus masculin, avec une puissance
contenue superbe, un jeu sur l'amertume de toute beauté, jouant beaucoup sur le chadec (grand pamplemousse local). Longueur et persistance faisant exploser les caudalies. En grand
devenir avec un nez montrant qu'il était en phase de fermeture. Waouh..
Au total, une grande dégustation pour tous sauf pour un, qui n'a malheureusement pas trouvé ce qu'il attendait. Mais tout le monde s'accorde que jamais en deux ans nous n'avions autant de
longueur et persistance. Espérons que la prochaine, le 10 décembre avec la dégustation verticale du domaine de Chevalier (1975-1982-1990-1998-2003) conviendra sur tous les plans à tout le
monde.
Par Christophe Deligny
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Publié dans : Dégustation
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