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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 11:41

Apparemment, pas de grande baisse de niveau de stock des primeurs de Bordeaux 2010 chez les négociants. Je reçois email sur email destinés à ce que les acheteurs traditionnels n'oublient pas. Je regarde les disponibilités chez les marchands habituels, et je ne vois pas d'épuisement loin de là alors que nous n'avons à peu près pas changé de tranche. Bien entendu, cela n'a pas valeur scientifique car on ne connait le stock précis que chez chateauonline que je me dois de féliciter pour cette transparence: tous devraient l'appliquer. La campagne volontairement retardée et orchestrée pour essayer d'attendre vinexpo Hong Kong et dérouler les effets d'annonce avec des prix de plus en plus spectaculaires, nous a fait arriver en plein coeur des vacances, ce qui a pour effet de couper encore plus ces vins de leur marché historique. Pourtant, nous sommes toujours en première tranche qui d'après ce qui se dit n'avait pas été trés généreux en volumes offerts. (but: appâter par l'affolement en constatant l'épuisement rapide d'un nombre croissant de marques) : en fait, seules quelques  rares marques sont parties immédiatement dans la panique (ils sont très rares, allez y vite car vous allez manquer ce millésime historique lisait on partout..), les poissons affolés n'ayant mordu qu'avec "discernement" (entre guillemets vus les prix).

A ce rythme là, c'est le pêcheur qui risque de mourir, car l'immobilisation d'un millésime très cher alors que les trésoreries ne sont pas au mieux après 2007 et 2008, risque de leur coûter leur peau. Il va falloir que ceux qui ont des difficultés prévisibles aient l'intelligence  et le courage de refuser (avec toutes les conséquences que cela implique pour les années futures) les tranches qui suivent, ou que les propriétaires aient l'intelligence de ménager leur partenaires en baissant le prix des tranches suivantes de la pluspart des vins qui ne sont pas bien parti, ce qui ne s'est jamais vu. Ou ne proposent pas de deuxième tranche, laissant souffler les négociants, tout en encavant ce millésime du siècle pour le distiller au fur et à mesure dans le futur à prix d'or. Eux n'ont pas de problème de trésorerie, s'ils n'ont pas engagé des dépenses somptuaires..

Au total, après l'épisode un, la bulle qui continue à se mettre en place et risque d'exploser faisant des morts quand les trésoreries seront exsangues. Beaucoup d'amateurs français le pensent et le souhaitent, car c'est généralement la grande distribution qui joue le rôle du charognard, avec pour consommateur final le client des hypers qui récupèrent le bouteilles à prix bradés..

Une petite vengeance en quelques sorte..

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