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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 21:25

bordeaux quaideschartrons

 

 

J'(av)ais gardé un budget conséquent pour celà (pas assez pour un sportif lors de son anniversaire , mais bon). Cela fait plus d'un mois que le mariage devait être consommé . Et voilà, ma moitié ne parait pas. Et même pas l'ombre d'un rapport possible en vue ... Depuis les annonces triomphantes sur la beauté de la fiancée, plus un mot. Et pourtant, pour vendre la "cam", y'en a eu de la com ..

Mais depuis, c'est le silence. Surement l'organisation de la rareté dont le seul objectif est toujours plus... Les premiers crus et quelques autres, on sait, on est nombreux à avoir fait une croix dessus. Ca fait du bien au commerce extérieur et crée de l'emploi, alors.. Mais qu'on nous laisse au moins accéder au reste (cad à partir du deuxième cru). Or le reste, commence à devenir l'inaccessible étoile dans les millésimes que ces seigneuries ne daignent pas nous regarder parce qu'il peuvent prendre plus à un autre client. Par contre, pour les millésimes moins cotés, achetez, achetez la volaille.. Il est beau mon produit, il est beau. On redevient fréquentables..

Mettez un footballeur devant Zahia avec 2000 euros en poche et faites qu'elle ne paraisse pas dans le but d'augmenter les tarifs, vous verrez ... Des rapports que je situe au même plan d'ailleurs avec les propriétaires/négociants  des "grands" Bordeaux en ce moment, tellement celà m'énerve.

 

Qui est en faute? Surement pas les premiers à sortir comme Haut Marbuzet et tant d'autres "petits". Point d'éloge du petit chez moi, mais force est de constater que les petits bénéficaient de l'aura des grands, mais vont finir par patir de leur appétit féroce et ce de façon durable. Pourquoi sommes nous sollicités pour les millésimes moyens (à prix d'ennemis ces dernières années) et écartés des millésimes du siècle (troisième  voire quatrième du nom en neuf ans NDLR). All but no Bordeaux va finir par devenir une maxime à la mode du fait de la rapacité d'un petit nombre de nantis dont le comportement péripatéticien est éxaspérant. Les efforts de ceux qui travaillent pour eux, réduits à néant. Quand on arrive pas à vendre par contre, les premières tranches sortent à l'heure, les "pauvres" connaisseurs sont considérés, courtisés parfois même comme pour 2007 et 2008...Quelqu'un a t'il réfléchi au role fondamental qu'ont joué ces "grands" Bordeaux (en laissant un champ libre dans la gamme de prix intermédiaire) dans l'émergence de grands vins dans d'autres régions françaises (qui ne pouvaient prétendre atteindre des prix pareils auparavant).

 

Pourtant, s'il faut un brevet de passion, je connais les noms de l'ensemble des crus classés, la pluspart des noms des propriétaires (pour certains sur plusieurs générations), leurs terroirs ne me sont pas inconnus. Je garde mes vins au moins 10 ans, (je commence Gruaud 1986 maintenant) parce ce que j'y ressens est plus minéral, plus représentatif de l'endroit où est né le vin. Je croyais que c'est ce que les viticulteurs artistes recherchaient le plus.. Dois-je encore y croire ou dois je migrer dans des régions plus hospitalières, où le client éduqué comme non éduqué est encore reçu, avec passion?

 

Messieurs les "grands", si votre objectif est de vendre encore plus cher, sachez que vous vendrez souvent à qui ne connait rien, une partie sera consommée dans des conditions inacceptables (avec du coca, des glaçons, chaud...)., souvent par des gens ayant des activités assez peu reluisantes. Comme ça marche, vous vendez, surtout sans regarder. L'argent a l'odeur que l'on veut bien sentir. Ce que votre équipe (et vous ?) a(vez) mis tant de passion à faire sera dégradé au lieu d'être apprécié pour ce que c'est, en parfaite connaissance de cause.

Tant pis, toute une région risque d'en pâtir. Moi aussi, je commence à me dire, plus de Bordeaux, les grands étant loin d'être exemplaires. Nous sommes des dizaines de milliers voire plus qui se disent que notre fidélité depuis des dizaines d'années est bien mal récompensée... A faire la Zahia....

 

En Bourgogne, par exemple, on vend souvent (pas toujours) au consommateur fidèle depuis longtemps, une partie des viticulteurs cultes ayant même la volonté d'éliminer de la distribution les spéculateurs. qu'ils charchent et trouvent . Par conviction, Anselme Selosse a refusé de vendre son champagne aux USA dans la période obscurantiste que ce pays vient de vivre. Il y aurait sans doute aucun gagné beaucoup plus d'argent. Qui a jamais vu ce genre d''attitude engagée à Bordeaux? Le bilan financier y prime souvent, le vin devenant un produit. On perd son âme pour plus d'argent, vieux refrain bien connu de longue date dans l'humanité toute entière...

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