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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 10:47

Le terme légende est celui qui convient le mieux aux vins de ce domaine. Pourquoi?

Ce sont des vedettes internationales et ils n'en ont cure. Ils en sont heureux seulement parce que les temps de disette sont terminés et que cela leur permet de travailler sereinement, ce qui n'a pas toujours été le cas pour Georges le grand père, et son père.

Des perfectionnistes sur tous les détails, mais aussi modestes et humbles, voilà comment on peut qualifier la famille Coche du domaine Coche Dury. Pourtant ils pourraient rouler des mécaniques, aimés passionnément par les amateurs (riches) du monde entier. Les vins sont inachetables par monsieur tout le monde. Les prix sont délirants chez les revendeurs tout au moins, car les prix sont assez raisonnables au domaine. Mais, seuls les allocataires depuis plus de 20 à 30 ans peuvent accéder au graal. La famille traque les revendeurs de leur allocation qui font de gros profits car ils souhaitent vendre leurs vins aux amateurs fidèles dans tous les sens du terme.

Ils travaillent les "petits" comme les grands terroirs de la même façon. Le témoin vient de passer de Jean François qui a reçu le domaine en 1972 de son père, à Raphael son fils (qui y travaille depuis 1999). Pas de grands changements, ce sont tous deux de gros travailleurs, comme la génération d'avant. Le domaine, créé en 1930, est principalement situé sur Meursault qui représente plus de 9 hectares sur les 10.5 que compte le domaine. Il possède en plus de l'Auxey Duresses 0.2 Ha, Volnay ier cru Clos des chênes et taillepieds assemblés sur 0.15 Ha, Pommard (Vaumuriens 0.34 Ha), Puligny (les enseignières 0.2 Ha), Aloxe Corton (leur célèbre Corton Charlemagne 0.34 Ha) et Monthélie. Sur Meursault, 3 magnifiques premiers crus (Perrières 0.2 Ha, Genevrières 0.08 Ha et caillerets 0.07 Ha situé sur Volnay) et cinq parcelles individualisées (Narvaux, Rougeots 0.29 Ha, Vireuils, Chevalières 0.05 Ha, Chaumes).

 

Le travail est extrèmement sérieux: limitation des rendements par la taille (objectif 50 hl/Ha), pressurage doux, débourbage, fermentations en futs neufs à moitié. Il choisit lui même ses bois.

 

Pas de viticullture bio, mais de la mesure en tout lors de l'utilisation est son crédo. L'élevage a toujours été long, deux hivers. L'élevage sur lies, qui enrichit et renforce le vin est selon lui la clé pour éviter les problèmes d'oxydation qu'ont connus les vins blancs de Bourgogne dans les années 90.

 

JF et Raphaël Coche (copyright Jacques Perrin)

 

Des vidéos pour aller un peu plus loin: ici, ici, et ici.

Vous verrez dans celui là qu'il fait tout lui même comme porter les futs, que cela finit tard, que sa voiture n'a rien d'ostentatoire.

 

Nous avons bu:

- Aligoté 2009: joli vin de soif avec des parfums type fleur et

- Bourgogne blanc 2008: grande acidité avec quelques parfums de type brioché mais dominés par les agrumes, on a l'impression de venir trop tôt.

- Meursault 2006: magnifique bijou ciselé avec encore des éléments d'élevage, belle longueur avec une précision diabolique. Un grand de bourgogne.

- Bourgogne rouge 2006: bouchonné

- Pommard Vaumuriens 2006: intéressant, costaud tout en étant fluide, avec des stigmates de cette année chaude. Plus on le boit, plus il est appréciable. Mais pas au niveau des beaux cotes de Nuits.

 

Une jolie dégustation, avec un OVNI, le meursault. Les autres sont intéressants, mais pas de très haut niveau.

Je tiens à remercier Julien, le caviste chez qui j'achète depuis des années qui a accepté de me vendre ces bouteilles: elles sont là et partagées par des amateurs pas buveurs d'étiquettes. Le blog, je crois le prouve.

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