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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 02:27

Je vous en fais profiter. Je cherche activement les commentaires de dégustation sortant de l'ordinaire, mais ce n'est pas très courant. Alors, je vous propose une critique du spécialiste gastronomie du Figaro, François Simon sur son site simonsays link.

Vous verrez, rien de ce qu'on pourrait imaginer d'un journaliste de ce journal... Comme quoi, il faut tout lire sans préjugés...

À la limite au Severo , il n’y a même pas besoin de carte. A peine une ardoise. Tout le monde y va pour se tailler une entrecôte, un tartare, un foie de veau… Ici, vous êtes dans le temple du genre fourni par la solide maison d’Hugo Desnoyer.

Du reste, une bonne partie des convives ne s’embarassent guère, interpellent le patron par son prénom et savent déjà ce qu’ils vont brouter. C’est bien simple, depuis qu’ils ont réservé, ils ont le bec dans la diagonale de la rue des Plantes. Ils n’ont pas tort, le plaisir du restaurant, c’est bien souvent la préparation, l’attente, le désir qui s’en vient grandissant.

La viande. On l’entend frissonner sur les plaques de cuisson. Elle arrive métronomiquement sur les tables dans le plus simple appareil. A poil, ou quasiment pareil. Le tartare est là, terrible, remonté, assénant son propos comme un coup de massue. Boum, c’est comme ça. Un plat adjudantesque. Des frites miraculeuses sortant de leur bain et elles aussi dans leur vérité nue. Que peut-on faire après, s’incliner, savourer, boire du vin, se laisser engourdir dans l’hiver mordant. Prendre un petit chavignol sur le pain croustillant, terminer son verre et partir les yeux roses de reconnaissance.
La clientèle. Des terribles donc, probablement des chefs en civil (facile à reconnaître, souvent, ils s’habillent comme des CRS en sortie), des bourgeois venus s’enccaniller et plutôt canaille, des tables solides, des appétits venus en découdre. Ambiance conviviale et table serrée, cela nous donne une belle adresse.

Le service. Monsieur William tient son monde, ratisse son carré, canarde ses flacons et ses frites. On lui prête des humeurs sinusoïdales, pourtant ce soir-là, il était sur son nuage, impavide et souriant. Faut sans doute aller le chercher…

Est ce cher ? Comptez 50 euros mais attention à l’ardoise des vins, il y a des bouteilles à se damner…
Faut-il y aller ? Yep !

Le Severo, 8, rue des Plantes, 75014 Paris (01.45.40.40.91). fermé samedi et dimanche.

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Christophe Deligny
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Rud 03/03/2009 20:49

samedi 16/05 à midi...?

Christophe Deligny 04/03/2009 00:44


Oui, Je négocie avec les partenaires sociaux (Ghislaine Joachim-Deligny) et te remets une proposition définitive


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