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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 13:11

 

 

 

Une fois n'est pas coutume, c'est une eau minérale que nous dégusterons ce soir là. Une eau de la source de Bordeaux. C'est en effet ainsi que d'après la légende le vin était vendu au sultan ottoman de constantinople qui l'appréciait beaucoup, mais ne pouvait ouvertement commander de l'alcool.

C'est un des plus anciens des grands crus classés. La famille Perrin l'a acquis dès son retour d'Algérie en 1956. Mais il est là depuis que les bénédictins ont monté le vignoble au XIIIème siècle.

Comme il se doit, il s'agit d'une croupe de graves venant de la Garonne, c'est à dire un amoncellement de gros cailloux. Tout autour de cette croupe érodée en son sommet, les colluvions sableux règnent sur le pourtour. Cela assure un beau drainage naturel, permettant les années pluvieuses d'éviter le grossissement exagéré des raisins. De nombreuses propriétés ont mis en place des drains artificiels pour assurer cette qualité, ici point besoin.

Le terrain comprend 50 hectares de rouge dominé par le cabernet sauvignon, et 42 hectares consacrés aux vins blancs. Le sauvignon domine (65%), présent sur les sols de grave comme sur les quelques hectares d'argilo-calcaire amenant un enrichissement de la diversité des parfums. Le reste est assuré par le sémillon, cépage typiquement bordelais, qui lui ne se porte bien que sur les terrains argilo-calcaires.

La moyenne d'âge est de 32 ans pour les blancs amenant à des rendements de 40-45 hl/ha pour 7200 pieds à l'hectare.

Le mode de culture est raisonné avec retour aux labours, phéromones pour semer une confusion parmi les ennemis de la vigne. Les vendanges vertes sont pratiquées quand nécessaire de même que l'effeuillage. Les engrais ne se veulent que biologiques.

Les blancs sont souvent parmi les plus précocement récoltés de Bordeaux, probablement du fait de leur exposition très sud.

Ils bénéficient d'une macération pelliculaire de quelques jours, puis d'une fermentation en barrique à 10% neuve. Le batonnage à la bourguignonne est pratiqué pour enrichir le vin des composés contenus dans les lies déposées au fond de chaque barrique. Les lots selon les terroirs ne sont assemblés qu'après un premier choix qualitatif qui voit les moins intéressants aller dans le second vin, la croix de Carbonnieux et la tour léognan.

Denis Dubourdieu est l'oenologue conseil.

 

Nous boirons cinq millésimes:

2007: très joli vin sur les aromes de jardin du nord, fleurs blanches, rhubarbe

2005: grand vin avec du gras, tranchant en cela avec le premier. Compact, dense et long. La malo emble avoir été faite plus que dans le premier. L'amertume fait la roue de pan en fin de bouche.

1997: léger comme un viognier tout simple. Aurait du être bu avant.

1998: parfums de rhubarbe, chlorophylle, citron, poivre blanc, groseille à maquereaux, léger mentholé avec une belle minéralité, et amertume. Long.

1985: oxydé, il avait une très belle minéralité.

 

Quelques vidéos ici et ici

 

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